Reviews NintendoReviews PlaystationReviews XboxUnivers NintendoUnivers PlaystationUnivers Xbox

Test Pragmata : le hack-and-shoot qui réinvente le shooter

🌑 Hacking sur la Lune : le shooter qu’on n’attendait plus

Spoiler : Pragmata est probablement le shooter le plus original que j’ai Jouer cette année. Et encore, « jouer » c’est peu dire. J’ai enchaîné les sessions sans voir le temps passer, ce qui ne m’était pas arrivé depuis le premier Dead Space.

Le concept de base est simple. Hugh, un astronaute bloqué sur une base lunaire, fait équipe avec Diana, une gamine androïde qui a un don particulier : elle peut hacker n’importe quel robot en temps réel. Et quand je dis « en temps réel », je parle pas d’un petit minigame qui met le jeu en pause. Non. Tu vises un ennemi, un puzzle en grille apparaît en overlay, et tu dois tracer un chemin dedans avec les boutons de la manette tout en esquivant les attaques qui continuent de pleuvoir.

🎮 Gameplay : le hack-and-shoot, une mécanique unique

Les premières heures, mon cerveau chauffait. Gérer le tir, l’esquive et le hack en même temps, c’est un genre de multitâche qui m’a rappelé les meilleurs moments de Dead Space, quand tu devais switcher l’orientation de tes tirs en pleine panique. Sauf que là, c’est encore plus intense. Une fois que ça clique, par contre, c’est une sensation unique. Tu te sens comme un chef d’orchestre entre le gunplay et le piratage.

Et le gunplay, parlons-en. Capcom sait faire des armes qui claquent. Le shotgun a du poids, le fusil à charge demande de la précision, le lance-grenades nettoie les arènes avec autorité. Le seul bémol, c’est le pistolet de base qui fait un peu pea-shooter, mais heureusement tu débloques vite le Pulse Carbine, une arme automatique bien plus satisfaisante. Chaque arme a sa personnalité, et le système de loadout t’oblige à faire des choix.

Côté ennemis, sans le hack de Diana, ils sont quasiment invulnérables. C’est ça qui force le joueur à maîtriser le système au lieu de juste spammé la gâchette. Plus tu traces un chemin long dans les cases bleues du puzzle, plus l’ennemi reste vulnérable longtemps. Certains nodes bonus ajoutent des effets : propagation du hack aux ennemis proches, augmentation des dégâts, retournement d’un robot contre ses potes. Les boss, eux, ont des grilles plus complexes avec des obstacles, et leurs patterns d’attaque te forcent à résoudre le hack en vitesse tout en gardant un œil sur le champ de bataille. C’est stressant, c’est exigeant, et c’est exactement ce que j’attends d’un bon boss.

🖼️ Direction artistique : le RE Engine fait des merveilles

Visuellement, c’est propre. Les effets de lumière, les particules, les fins de combat avec les finishers spectaculaires, tout est soigné. Capcom maîtrise son moteur sur le bout des doigts.

Le problème, c’est la variété. Ou plutôt le manque. Après les deux premières heures, tu as vu la formule. Couloirs de station spatiale, arène de combat, couloirs, arène, boss. Le level design est old-school, ce qui a son charme, mais les environnements sont froids et stériles. Je comprends le choix artistique, on est sur la Lune, mais après 8h de murs gris et blancs, ça commence à peser.

📖 Contenu : une histoire qui fait le job sans plus

Bon, soyons honnêtes sur ce qui coince.

L’histoire, franchement, ça fait le job sans plus. La dynamique Hugh-Diana est mignonne, le setup de base lunaire tenu par une IA rebelle est cool sur le papier, mais Capcom n’exploite pas vraiment le potentiel. Les thèmes autour de l’IA, de l’automatisation, du remplacement des humains, tout ça reste en surface. Tu trouves des datapads un peu partout qui développent le lore, mais c’est optionnel et souvent générique.

La campagne fait environ 12h, ce qui est correct. Pas trop long, pas trop court. Il y a des missions de simulation au hub qui offrent des défis supplémentaires, et j’ai eu envie de les faire, ce qui est déjà un bon signe. Les upgrades sont satisfaisants : armes, mods pour la combinaison, améliorations des nodes de hack, compétences comme le ralentissement du temps sur une esquive parfaite.

⚡ Originalité : le pari gagné de Capcom

Pragmata, c’est le genre de jeu qu’on n’attendait plus. Annoncé en 2020, repoussé plusieurs fois, presque oublié. Et bam, Capcom débarque avec un des shooters les plus frais de la génération. Le hack-and-shoot, c’est LA mécanique qu’on espère revoir dans une suite. L’histoire ne marquera pas les esprits, les couloirs lunaires sont monotones, mais le gameplay porte tout. Et dans un paysage où tout est suite ou remake, prendre le risque de lancer une IP totalement nouvelle, ça mérite du respect.

Dispo sur PS5, Xbox Series, PC et Switch 2.

Pragmata

Gameplay - 9
Graphisme - 8.5
Contenu - 6.5
Originalité - 8.5

8.1

/10

Ce j'ai aimé : • Le système de hacking en temps réel, unique et addictif • Gunplay solide avec des armes qui claquent • Boss fights spectaculaires et exigeants • Visuels impressionnants signés RE Engine Ce qu'il ma déçu : • Histoire et personnages peu profonds • Environnements répétitifs (murs gris, couloirs) • Manque de variété après les 2 premières heures

User Rating: No Ratings Yet !

Benjamin

fondateur de B.E.N Corp, est un créateur de contenu passionné par le gaming, la technologie et les unboxings high-tech. À travers ses chaînes YouTube, TikTok et Twitch, il partage des tests authentiques de consoles, accessoires et produits connectés, toujours avec un ton accessible et éducatif. Son objectif : aider les joueurs et passionnés à faire les meilleurs choix tech, sans jargon inutile

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page